Carrina me rappelle Jordan

Deux chemins vers le sommet

Ayant été témoin et participant à certaines des plus grandes époques de la NBA, l’entraîneur des Golden State Warriors, Steve Kerr, sait ce qui fait une légende. Dans les années 1990, il a joué aux côtés de Michael Jordan, un homme dont le nom est devenu synonyme de victoire. Aujourd’hui, en tant qu’entraîneur des Warriors, il retrouve chez Stephen Curry la même fougue que Jordan, mais sous une forme différente. Selon Kerr, Michael était un compétiteur impitoyable, prêt à écraser ses adversaires, tant mentalement que physiquement. Sa mission était simple : prouver sa supériorité par tous les moyens.

Curry, quant à lui, suit une voie différente : celle d’un athlète qui fait du jeu une œuvre d’art. Kerr souligne que Curry partage la même passion pour la compétition que Jordan, mais l’exprime avec joie et aisance. Alors que Michael « a planté le couteau dans la plaie et l’a retourné », comme le décrit l’entraîneur, Steph préfère « peindre » le jeu grâce à ses tirs, ses dribbles et ses techniques sans ballon. Chacun de ses tirs à trois points ne représente pas seulement un point au tableau d’affichage, mais un moment inoubliable pour les supporters. Il tire à des distances qui semblent impossibles, et il le fait avec le sourire. Kerr qualifie son approche de « peinture sur le terrain », où chaque attaque est un nouveau coup de pinceau dans le tableau général du match.

Impact sur l’équipe et les fans

Kerr décrit Steph comme un artiste qui crée des chefs-d’œuvre sur le terrain de basket. Ses tirs à trois points sont des coups de pinceau, chacun pouvant changer le cours d’un match. Il peut mettre le ballon dans le panier d’une distance qui paraît insensée aux autres joueurs, et le faire avec une telle aisance que les spectateurs ont l’impression que c’est simple.

Mais derrière cette « aisance » se cache un travail titanesque. Curry s’entraîne constamment à son tir, peaufine ses mouvements et cherche de nouvelles façons de tromper la défense adverse. Contrairement à Jordan, qui tentait de se contenir psychologiquement, Steph détruit la confiance de l’adversaire en étant presque impossible à arrêter une fois qu’il a pris le rythme. L’influence de Curry sur Golden State va bien au-delà des statistiques. Son attitude positive et sa capacité à apprécier le jeu créent une atmosphère particulière dans le vestiaire. Les partenaires deviennent plus détendus, commencent à agir avec plus de créativité et de liberté.

Impact sur l'équipe et les fans

Kerr souligne que Steph sait prendre ses responsabilités dans les moments clés, mais sans agressivité ni pression sur ses coéquipiers. Au lieu de reprocher les erreurs, il inspire par son exemple et son soutien. Curry a révolutionné le basket-ball à jamais, devenant le visage d’une nouvelle ère de tirs lointains.

Il est le détenteur absolu du record NBA du nombre de paniers à trois points inscrits et le symbole principal de la révolution offensive de ces dernières années. Grâce à son succès, les équipes ont commencé à élaborer des tactiques axées sur les lancers depuis le périmètre, et les jeunes joueurs du monde entier tentent de copier son style. Michael Jordan a également marqué le basket-ball à l’échelle mondiale à son époque, mais son influence s’est manifestée autrement : il a fait du sport un phénomène international, alliant succès sportif et influence commerciale et culturelle.

Deux chemins vers le sommet

Kerr souligne que malgré leurs approches différentes, Curry et Jordan ont un point commun : ils trouvent toujours le moyen de gagner. Jordan s’est comporté comme un guerrier partant au combat, Curry comme un artiste transformant le match en performance. Les deux styles étaient tout aussi efficaces et sont entrés dans l’histoire de la NBA.

L’entraîneur a résumé : « Chaque grand joueur a sa propre façon de faire. Michael voulait détruire ses adversaires, Steph veut profiter du jeu, mais tous deux les laissent sans rien. Travailler avec eux est un honneur inestimable. »

Michael Jordan